La marque chinoise IGPSPORT vient de présenter discrètement, du moins en France, son tout nouveau modèle de compteur, le BSC 300. Ce compteur GPS ne manque pas d’intérêt, compact, écran couleur (toujours pas tactile), une cartographie, des champs de données graphiques et de très nombreuses compétences qui pourraient convenir à un très large public de cyclistes recherchant un appareil complet à un coût abordable.

Ce compteur n’a rien à envier aux poids lourds du marché que sont GARMIN, BRYTON et WAHOO. Ce BSC 300 vient se placer dans la catégorie des SIGMA ROX 11.1, BRYTON RIDER 420 et 750. C’est dire les capacités de cette nouveauté.

CARACTERISTIQUES

C’est un point qui ne fait pas débat, le BSC 300 est un compteur très complet disposant de l’ensemble des connectivités pour dialoguer avec les capteurs de « cadence, vitesse, puissance », les transmissions électriques et les home-trainers. Seuls les vélos à assistance ne sont pas pris en charge. C’est ce qui constitue la principale différence entre le IGS 630 et le BSC 300. L’autre point de différence vient de la taille de son écran qui est beaucoup plus petite que celle de son grand frère. Pour sa puce GPS, elle cumule les constellations américaine, russe, chinoise, l’européenne et le japonaise.

Dans les grandes lignes :

·      Affichage de l’écran : 2,4″ 320 x 240 pixels et en couleur,

·      Dimensions : 82 x 53 x 14,5 mm,

·      Poids : 67g,

·      Stockage de données : 8 Go,

·      Connectivité : BLE5.0/ANT+,

·      Étanche : IPX7,

·      Bouton : 6 boutons,

·      Avertisseur du type buzzer

·      Autonomie 40h.

·      Navigation : √

·      CARTE : √

·      Tour à tour : √

·      Conseils de rotation : √

·      Notifications intelligentes : √

·      Entraîneur intelligent et contrôle : √

·      Mode d’entraînement : √

·      SRAM eTap/AXS : √

·      EPS Campagnolo : √

·      Shimano Di2 & Contrôle : √

·      Auto-Rétroéclairage :  √

·      Auto-Pause : √

·      Auto-Mise en veille : √

·      Auto-tour : √

·      Retour auto à la page d’accueil : √

·      Fonction d’avertissement : √

·      Touche de raccourci : √

·      Assistant cycliste : √

·      Température : √

·      Calories : √

·      Altitude : √

·      Dégradé : √

·      Tour : √

·      Réglages via App : √

·      Champ de données personnalisé : √

·      ​Données dynamiques : √

·      Page : 8

·      Données d’une seule page : 8

LA CONCURRENCE

Le BSC 300 ne manque pas d’atouts et il vient se positionner comme une alternative très sérieuse à l’excellent BRYTON RIDER 420 qui dispose du même niveau de connexions et de compétences. Le BSC 300 est lui mieux armé, avec un fond de carte et un écran couleur. Autre point et pas des moindres, l’application IGPSPORT est bien plus complète et conviviale que celle de chez BRYTON.

DEBALLAGE

Pour le moment, il n’y a pas de différent pack comme on peut le voir chez la concurrence. Le BSC 300 a un équipement des plus basiques et il sera même nécessaire d’investir dans quelques accessoires pour compléter son équipement, si le besoin s’en fait sentir. 

On retrouve :

  • Le compteur BSC 300,
  • Un support cintre ou potence et deux courroies,
  • Un jeu de trois protections d’écran,
  • Trois verres de protection,
  • Une notice d’utilisation.

Le moins que l’on puisse dire, c’est un peu léger comme contenu. On ne retrouve même pas de cordon d’alimentation pour recharger le compteur. Regardons le bon côté des choses, on ne manque pas de cordon du type USB-C. Son absence ne devrait pas être un problème. Puis écologiquement, c’est du CO2 en moins, avec un cordon qu’on va laisser très probablement dans son carton.

« C’est un choix audacieux tout de même chez IGPSPORT ».

En revanche, il n’y a pas non plus de dragonne pour sécuriser le compteur sur le cintre ou sur la potence. Je trouve ça un peu regrettable. De plus, la dragonne ne fait pas partie de la liste des accessoires en option sur le site de la marque.

PRISE EN MAIN

Comme pour le IGS 630, vous pourrez vous appuyer sur l’application IGPSPORT pour paramétrer l’ensemble du compteur BSC 300. C’est un point sur lequel IGPSPORT a fait beaucoup de progrès et ils sont mêmes bien plus en avance sur ce sujet que leur concurrent taiwanais BRYTON.

Comme le compteur n’a pas d’écran tactile, l’ensemble des manipulations s’effectueront avec les 6 boutons. Quatre sont principalement dédiés à cet effet (la navigation dans les menus), les 2 autres sont destinés à l’enregistrement des données de vos sorties. La prise en main est ultra rapide et les menus sont très simples, bien pensés et très bien organisés.

1/ Les premiers réglages :

Comme sur l’ensemble des compteurs, il faudra renseigner : l’unité, le fuseau horaire et on vous invite à télécharger rapidement l’application. Pour les réglages du compteur, vous avez deux choix, directement sur le BSC 300 ou par le biais de l’application (je recommande). Dans les deux cas, ce n’est pas une prise de tête et c’est très facile à réaliser.

2/ Sur l’application :

Après les éléments de base comme la création d’un compte, il vous reste à configurer les panneaux de données et vos préférences en constellations satellites. L’application est vraiment bien faite et vous pouvez ajuster les réglages du compteur sans la moindre difficulté. L’application d’IGPSPORT n’a pas à rougir et peut-être comparé à celle de chez GARMIN et de WAHOO. C’est dire le soin qu’a apporté la marque chinoise.

3/ Les capteurs :

Pas la moindre limite pour la dernière nouveauté d’IGPSPORT, le BSC 300 peut se connecter avec des capteurs en Bluetooth ou en ANT+. Les transmissions électriques sont bien présentes tout comme la communication avec les home-trainers. A la différence du IGS 630, le BSC 300 ne peut pas dialoguer avec les vélos à assistance électrique.

Je ne sais pas si IGSPORT a l’intention d’ajouter cette connexion, les seuls capteurs à être absents du BSC 300 sont les radars du type VARIA et GARDIA. J’espère qu’IGPSPORT va l’ajouter dans une prochaine mise à jour. C’est bien pratique sur la route.

PROFILS & PANNEAUX DE DONNÉES

Le compteur compte deux profils par défaut (non supprimables). Le premier est dédié à une activité vélo extérieure et le second à un home-trainer. Cependant, vous pouvez modifier l’ensemble des panneaux et vous les approprier comme un profil principal. Vous pouvez créer une multitude de profils et les configurer différemment : nom, couleur, données, ordre des panneaux de données et etc. Passer d’un profil à l’autre s’effectue directement sur le compteur.

IGPSPORT a effectué un travail remarquable pour la configuration de son compteur. La grande majorité des réglages s’effectuent sur l’application et les derniers ajustements seront à finaliser directement sur le compteur.

AUTONOMIE

Avec 40h d’utilisation annoncée dans les caractéristiques, IGPSPORT propose un compteur sur-vitaminé qui pourrait bien faire passer de nombreux concurrents pour des faire-valoir. Comme toujours, cette durée est souvent contrainte à l’absence de communication, la non-utilisation de la cartographie et encore moins celle du guidage. Dans les faits, le BSC 300 passe largement la barre des 30h de fonctionnement et c’est un bon candidat pour les très longues sorties. Son temps de recharge est de 3h maximum.

« Pour le Bikepacking, vous pourrez recharger le compteur en roulant et en utilisant une alimentation externe ».

Ma configuration :

Luminosité à 50%, guidage + cartographie, deux capteurs (SRAM AXS, puissance), un smartphone, je peux compter sur une autonomie réelle de 30h. On est loin de 40h annoncée, mais c’est souvent le cas avec l’ensemble des fabricants de compteurs GPS.

Dans les paramétrages, il est possible de modifier le type de rendu « jour ou nuit ou encore le changement automatique de la luminosité » pour gérer au mieux l’autonomie. Un mode économie vous permettra d’optimiser encore un peu plus la durée de la batterie.

CARTOGRAPHIE

Le BCS 300 est équipé de la même cartographie que le IGS630. Elle est basée sur le fond de carte OSM et elle est en couleur. Cette cartographie est évolutive et il est possible de bénéficier des mises à jour disponible sur le site de la marque. Il suffit d’effectuer un copier/coller pour l’installer dans le compteur.

Pour installer une mise à jour, c’est vraiment très simple.

  • Rendez-vous sur le site de la marque,
  • Puis dans support et firmware/Map.
  • Vous pouvez sélectionner un continent, un pays et une région.
  • Une fois le téléchargement réalisé, glisser le fichier dans le dossier MAP.

« Pas de prise de tête et belle efficacité ».

En ce qui concerne le rendu de la cartographie, elle fait le boulot, mais c’est loin d’être la meilleure que j’ai pu tester. Je la trouve un peu pâle et elle manque cruellement de contraste. Il n’y a pas de différence entre une zone déboisée et une boisée. La route est colorée en beige et les chemins en gris clair. C’est un point qui demanderait à être retravaillé pour améliorer son rendu.

Lorsque vous êtes sur le fond de carte, il est possible de zoomer, mais dans un seul sens de 50, 100, 200, 400m jusqu’à 800m. Puis vous revenez à 50m. le zoom à 200 m me semble être le meilleur compromis entre lecture du parcours et appréciation de son environnement.

http://global.igpsport.com/map

PARCOURS & GUIDAGE

Importer ou tracer un parcours est l’un des points fort de chez IGSPORT. Les choix sont nombreux pour tracer un itinéraire avec l’application ou sur le site du site web. L’envoi vers le compteur s’effectue avec l’application uniquement. En ce qui concerne la fonction créer un parcours sur l’application, c’est un peu plus compliqué et l’utilisation de cette fonction est peu intuitive.

Ce qui est dommage, c’est qu’il n’est pas possible d’utiliser un service externe comme STRAVA ou KOMOOT pour importer un itinéraire vers l’application.

Cependant, il est toujours possible de tracer son parcours sur le site OPENRUNNER et d’utiliser l’application OPENRUNNER comme passerelle pour envoyer le parcours vers l’application IGPSPORT. Il n’est pas nécessaire d’utiliser un ordinateur, on utilise exclusivement son smartphone pour réaliser cette étape. J’utilise régulièrement ce procédé quel que soit la marque du compteur et c’est toujours opérationnel.

Une fois le tracé dans le compteur, il faut se rendre dans navigation et sélectionner l’un des fichiers, puis activer le suivi pour visualiser le tracé sur le fond de carte. Des flèches sur le tracé vous permettent de lire rapidement le sens du parcours.

Durant la navigation, une flèche en haut à gauche, une distance en mètre + un signal sonore vous avertissent de l’approche d’un changement de direction.

En revanche, le BSC 300 ne vous propose aucune redirection, lorsque vous êtes sortis de l’itinéraire. Il n’y a même pas un fil d’Ariane comme on peut l’avoir chez TWONAV.  Sur ce point IGPSPORT n’a pas fait évoluer son software que ce soit sur le IGS 630 ou son BSC 300.

IGPSPORT doit retravailler la couleur du fond de carte pour donner un peu plus de contraste à une cartographie un peu terne. Les chemins et routes demandent à être revus pour, là encore, bénéficier d’une colorisation un peu plus voyante.

ENREGISTREMENT ET PRECISION

La qualité d’enregistrement est vraiment impressionnante sur ce compteur. J’ai pu observer une différence de seulement 5 m entre la FENIX 7 et le BSC 300. Comme cette montre est une référence sur ce point, c’est dire la précision du compteur de chez IGPSPORT. C’est un peu moins précis sur le dénivelé avec 28 m d’écart, mais on reste dans une fourchette très tolérable.

Pour l’analyse des données, on peut utiliser deux supports made in IGPSPORT, l’application et le site web. La synchronisation avec l’application est automatique et il n’est pas nécessaire qu’elle soit ouverte pour récupérer votre enregistrement.

Si vous avez connecté votre compte IGPSPORT à STRAVA, l’exportation s’effectue ultra rapidement.

Cependant, on peut trouver des données parfois un peu incohérentes d’un menu à l’autre dans l’application. « C’est juste un problème d’affichage et en aucun cas un problème sur l’enregistrement ».

BILAN DU TEST

Une fois de plus IGPSPORT nous livre un compteur bien pensé, simple d’utilisation et très compétent. La prise en main est rapide et l’application facile d’utilisation. Durant mes différents tests, je n’ai pas rencontré de bugs ou de dysfonctionnements. Le dialogue entre l’application et le compteur est ultra stable. Le paramétrage des panneaux est, là encore, très pratique, rapide et totalement satisfaisant.

La cartographie est le point faible sur ce compteur. La carte manque de contraste, les routes et les chemins demanderaient à avoir une colorisation plus présente. La lecture serait bien plus pratique au soleil et dans les alternances soleil/ombre en sous-bois.

  • On peut regretter l’absence de connexion avec les radars du GARDIA ou VARIA sur ce BSC 300. Cet accessoire est de plus en plus utilisé par les cyclites sur route ou pratiquant le Gravel.
  • Dommage, le CLIMB PRO n’est pas pour le moment disponible sur ce compteur. Si cette fonction ne semble pas toujours indispensable, elle permet de visualiser le profil d’une montée et de gérer son effort surtout lorsque l’on roule sur un terrain inconnu.

Pour finir ce compteur est une alternative très sérieuse au RIDER 420 et RIDER 320, IGPSPORT dispose même d’une application bien plus stable, dont les menus sont bien pensés. 

Le BCS 300 est une très bonne surprise. C’est un excellent choix pour vos diverses activités sportives à vélo.

https://www.igpsport.com/bsc300